C'est moi ou...

Publié le par So

Y'a des jours comme ça...ou le moindre petit détail, la moindre petite découverte éveille en moi une tonne de questions.

Aujourd'hui c'est assez simple: peut-on vraiment connaître qlq'un, peut-on vraiment connaître qlq'un qu'on aime?

Je commence à douter de plus en plus...

Bien sûr, si je pars du principe que si je veux connaitre qlq'un alors je dois m'ouvrir à lui en retour, bien sûr...mais même...

Voilà, qui aime t'on dans notre vie: nos parents, notre famille (presque...), nos amis, notre chéri(e)..., nos ex même à la rigueur.

Commençons par nos parents. Pour ma part, plus j'y pense et plus je me dis que mes parents sont de parfaits inconnus pour moi...quels sont leurs rêves, qu'ont ils vécu avant moi, que veulent il, qu'attendent ils de la vie?
Je crois, oui je crois, au fond de moi, que mes parents se cachent, qu'ils refusent de se montrer tel qu'ils sont réellement.

Quand je repense à ce qu'ON a vécu, ce qu'ils nous ont fait vivre, à mon frère et moi, alors je me dis que mes parents ont un problème, que rien ne va, que ce sont des êtres totalement détruits de l'intérieur. Encore une raison de plus pour me sentir "coupable" de ce qu'il peut leur arriver...

Mon père, un peu "dérangé" il faut bien le dire...que ressent il? se voit il un futur? avec qui? Je ne sais rien des attentes de mon père. Est il heureux? Souffre t'il toujours au point de vouloir encore mettre fin à ses jours? Je pense que jamais (oui je dis jamais...) je ne pourrai avoir confiance en lui, confiance en ce qu'il peut me montrer. J'ai appris à le connaître, lui et ses signaux de détresse. Je sais de quoi il est capable, je sais qu'il fait du mal, aux autres et surtout à lui même...
J'aurai toujours dans la tête ce souvenir, ce jour où à 6 ans, je l'ai vu...bref, là n'est pas le propos, il me semble.
Tout ça pour dire que mon père ne me dit rien, que je me sens trop impuissante face à lui car je ne comprends pas l'origine de son mal être, que j'ai beau fouillé, posé des tonnes de questions, je n'arriverai jamais à découvrir qui est mon père, celui qui m'a élevé, celui qui devrait être mon modèle...

Ma maman...comme envie de dire la même chose. qui est elle vraiment? elle me renvoit deux images à la fois: une femme forte que je prends pour modèle et qui me fait avancer et cette femme, si triste et si faible qui ressort par temps de déprime et que je n'arrive pas à soutenir malgré tout l'amour que je lui porte.
Longtemps j'ai cru que c'était à moi de l'aider et de tout faire pour qu'elle aille bien. Mais, aujourd'hui je me rends compte que je ne lui ai pas rendu service...bien au contraire. Je l'ai rendu trop dépendante de moi, et je me suis rendue trop dépendante d'elle. De ça, je m'en rends compte quand un regard extérieur se pose sur notre "relation". Une fois, une amie, m'a dit "vous êtes trop en fusion"...va savoir...ce que signifie le trop....mais au fond le trop a toute sa place. Ma maman, mon modèle, ne me rejette pas la vraie femme qu'elle est, celle qui a peur, celle qui doute, celle qui aimerait pouvoir dire merde à tout ce qu'il lui arrive. Ma mère mérite plus que tout autre personne d'être heureuse. je pense qu'une femme battue pendant 13ans, une femme qui a élevé ses enfants seule, qui s'est sacrifié pour eux, qui a mis sa vie entre parenthèse pdt 20 ans a le droit de prétendre à un peu de bonheur. Alors bordel laissez lui au moins ça!
Ma mère je ne la connais pas...une personne de plus.

Mon frère....mon ami, mon meilleur ami surement. Celui sur qui j'ai toujours pu compter, celui sans qui je ne peux rire, vivre, faire la folle, penser, réflechir. sans lui ma vie serait tellement fade.
Mais voilà, au delà de cette façade joyeuse, je sens qu'il s'enfonce, je sens qu'il tombe sous la pression qu'il retenait depuis 25ans. Mon frère n'a pas de vraie vie sociale...il se renferme sur lui. Il a bien sur des amis mais ne cherchent pas à nouer plus de liens que ça avec le monde extérieur.
Parfois, en regardant ma famille, j'éprouve le sentiment d'etre la seule personne à peu près "normale"...c'est dire l'état de ma famille...^^

Entamons désormais la case EX....
lourde case mais indispensable...

K, jusque là ma plus belle histoire. Fin toute récente...peut on d'ailleurs parler d'une fin? Je te fais une place ici car tu es la personne que je connais. la seule. je sais ce que tu attends de la vie, je sais ce que tu penses, ce que tu as vécu. je sais tout de toi tu es clair comme de l'eau de roche. et c'est ce en quoi je t'admire et t'envies car j'aimerai que qlqun me connaisse comme moi je te connais...

Entamons maintenant la case AMIES

 Ici je ne parle pas de potes mais vraiemnt d'amis.
Donc il ya la petite rik...mon nutella parait il, une fille que j'aime, vraiment et avec qui j'aimerai garder contact toute ma vie. on se parle, enfin on se parlait, énormément...sauf certains trucs, toujours ces barrières que personne ne peut faire tombé...mais je pense, au final, avoir assez bien cerné ton personnage. mais voilà depuis qlq temps, les faits actuels étant, nous nous éloignons. et j'ai beau essayé, je n'arrive plus à etre comme avant, avant que tu saches avec toi...je ne peux plus partager mes pbms car tu ne le veux pas vraiment, du coup tu ne partages plus rien avec moi, j'ai l'impression d'etre redescendu au rang de pote. et ça me fait vraiment mal. mais bon, j'ai des périodes optimistes et je me dis, que tout rentrera dans l'autre....peut etre qui sait....


Maintenant, je vais finir sur...qlqun qui en ce moment, remplit ma vie...au sens propre. 24/24. je ne m'en plains pas j'adore sa compagnie et j'ai de plus en plus de mal à me voir sans elle.
Mais voilà, passer du stade de pote à plus...ça implique beaucoup de choses...au delà de l'ordre...on partage plus qu'une soirée, on devrait pouvoir partager plus, beaucoup plus que nos vies en surface.
J'ai l'impression de ne pas la connaitre, d'aimer qlq'un qui, en soi, n'existe pas vraiment. je ne sais rien de sa vie, juste qlq bribes. Et puis, il y a cette histoire de page perso qui me perturbe. je suis naze surement parano mais comme l'impression qu'en ne me donnant pas cette adresse je suis exclue d'une partie de sa vie. Impression de ne pas la connaitre également car par rapport à ce qu'elle a vécu (le peu que je saches...) je me sens juste comme le moyen d'oublier certaines personnes, certaines exs surtout. et moi, j'ai peur, peur d'avoir laché tout pour q'au final elle file comme le vent. peur de me retrouver seule parce qu'elle me dira qu'elle ne m'aime pas, que c'était juste qu'elle avait besoin de changer d'air de vivre ça avec une personne extérieure à sa vie pour aller mieux. Jusqu'à maintenant, j'ai toujours eu du mal avec ce côté de moi mais je ne sais pas depuis que je la "connais" j'ai comme envie d'assumer. ça ne me dérange pas de l'embrasser dans la rue, dans le tram, dans un supermarché bondé. je crois simplement que je suis entrain de l'aimer....mais j'ai peur d'aimer le vent. voilà.
aimer une personne qu'on ne connait pas c'est tjs tendu...je sais enfin ce qu'ont pu ressentir mes ex.

Et oui car, il me semble que le pbm majeur, est certes de ne pas connaitre vraiment les gens qu'on aime mais c'est surtout de ne pas se connaitre...

J'en arrive à un point où j'ai envie d'abandonner, de ne plus essayer de me connaitre, juste de vivre avec cette façade de fille plutot rigolote, un peu lunatique mais bon...normale au final.


Un peu de pensée de depressive ça fait du bien...don't worry je ne vais pas sauter par le fenetre...j'ai trop le vertige pour ça....et surtout aucun courage.

Publicité

Publié dans Pensées sur le vif

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article