A défaut d'une dissert...un article

Publié le par So

Jeudi, 2H20 du mat', une blonde sur son canap, Radiohead et Kooks comme potes, un état de fatigue avancé...

Un jour, il n'y a pas si longtemps, pas si loin de ce canapé, une phrase est sortie de ma bouche.

"je pourrais écrire une dissertation sur toi"

Certes, j'ai quelques facilités à blablablater sans rien avoir de spécial à dire (il suffit de regarder cette page perso pour s'en rendre compte), mais disserter sur toi risquerait de me tourmenter un peu trop alors je propose juste de te faire un plan (rapide et digne de mes plus belles dissert d'éco) et des idées en vrac (encore une liste...)

Bien sûr, j'aurais voulu que toute la planète n'ait pas accès à ce truc mais bon voilà au moins ça t'occupera 5 minutes^^

Alors voilà...

Souvent, je me suis interrogée sur la facilité qu'avaient les gens à différencier l'amitié de l'amour, à nier toute attirance qu'ils pouvaient ressentir pour un(e) ami(e). Longtemps, me croyant comme ces êtres humains "normalement" constitués, j'ai mis des barrières entre ce sentiment étrange qui me liait avec certain(e)s ami(e)s en mettant ce besoin d'être avec eux sur le compte de l'amitié et de la complicité magnifique reposant uniquement sur cette relation désintéressée. Seulement voilà, depuis quelques années maintenant, il se trouve, que j'ai grandi, que j'ai réussi à contourner cette barrière qui m'empêchait d'ouvrir les yeux sur ce que je pouvais vraiment ressentir pour certaines personnes. C'est ainsi que j'ai connu Benjamin. L'amitié n'était pas si désintéressée.
Mais, étrangement, même en franchissant cette barrière imaginaire, les choses ne changeaient pas en soi. Toujours cette impression de faire quelque chose de mal, de ne pas être à ma place, de vouloir fuire, vite, très vite.
J'avais donc du mal, oui même beaucoup de mal à vivre sans ces barrières, et par conséquent, je restais sur mes gardes. Pourquoi vouloir perdre un(e) ami(e) quand on est sûr que ça ne fonctionnera pas?

On en arrive donc au problème qui a fait, que, je ne t'ai rien dit, que j'ai cru qu'on était juste "potes" mais sans plus. J'ai toujours senti qu'on s'entendait plutôt bien, qu'on se marrait bien ensemble mais basta. Et puis bon, je ne savais pas que les mecs n'étaient pas les seuls à occuper ton coeur...Mais au delà de cette ignorance, mon inconscient avait (et a d'ailleurs toujours) peur de perdre une pote et surtout ne voulait pas "révéler" que mon coeur était aussi partagé.
Mais voilà, force est de constater qu'on a, je ne sais pas vraiment pourquoi ni comment, fini par s'aimer plus que bien. Pourquoi maintenant? Pourquoi pas avant? Pourquoi tout simplement? Mystère...

Toujours est il qu'aujourd'hui on est ensemble, souvent, tout le temps. Je me sens bien, vraiment bien. J'arrive même à t'inclure dans un futur proche et moins proche. De ton côté, il me semble que c'est pareil: tu te sens bien et tu réussis, à m'inclure dans un futur proche...un peu.

Seulement voilà, au delà de ce feeling good, étrangement, parfois je me sens mal car j'ai trop l'impression de foncer droit dans le mur.

Alors, pourquoi je me sens bien, pourquoi je me sens parfois si mal, qu'est ce que j'attends de toi, de "nous"?

I) Je me sens bien pourquoi?

J'adore (liste non exhaustive et loin d'être complète)

tes mains
tes doigts hypra souples
ton corps qui craque
ton sourire
tes petites rides au coin des yeux et de la bouche
ton parfum
tes cheveux "bizarres"
ton regard de pop tart à la fraise
ta voix
tes calins
tes bisous
dormir avec toi
faire des bêtises avec toi
vivre avec toi
te regarder cuisiner
tes grimaces
penser à toi
nous imaginer
ta peau
la façon dont tu parles
la façon dont tu prononces "visage"
ton trou de bras qui me permet de jouer aux petites voitures
ton humour
ton rire
te regarder dormir
faire la larve avec toi
ne pas voir le temps passer
oublier mes petits "tracas" quand je suis avec toi
t'entendre chanter
t'entendre jouer de la guitare
tes petites expressions débiles
la façon dont tu danses
ta façon de penser
ton côté "j'suis pas sociable barre-toi"
ton p'tit corps
ton visage quand tu dors
ton côté "j'suis pas du matin dégage"
ton sourire niais qui veut dire "hmm je suis bien"
ta démarche
le fait que tu détestes téléphoner
ton talent de maquilleuse/coiffeuse
ton intelligence
ta bouche
ton bordel
quand tu t'énerves
quand tu vas parler mais que tu dois réflechir avant
quand tu dis "désolée" alors qu'il n'y a aucune raison
les musiques que tu écoutes
ton look
tes conneries
quand tu parles de toi
quand ton pote t'envoie des pop tarts et que je mange tout
quand tu me dis "je t'aime"
quand je me dis que j'ai pris la bonne décision

2) je me sens mal, parfois, pourquoi?

Je maintiens encore mes barrières car j'ai peur de/que:

tes ex, Fab(s)
tes craintes
ton manque de confiance en moi
ta peur que je fasse comme elle(s)/eux
toi
tu te rendes compte qu'en fait non tu ne m'aimes pas, comme Aude en fait
tu te rendes compte que c'est pas fini avec Fab
tu me fasses du mal
de plonger dans une relation tête baissée sans savoir vraiment où ça va me (nous) mener
tu me trompes
de te perdre
tu ne surmontes jamais tes craintes
tu continues à être mal comme tu peux l'être
tu me fasses plonger avec toi si tu vas mal
tu aies trop de pouvoir sur moi
trop croire en toi
trop attendre de toi
trop t'en demander
vivre cette relation sans en parler avec mes proches
devoir se cacher, plus ou moins
avoir du mal à assumer (même si jusqu'à mtnt je trouve que je m'en sors pas si mal^^)
devoir supporter le regard de vieux (et jeunes) cons
que tu partes sans que je comprennes
de ne pas réussir à parler comme tu le voudrais
de ne pas réussir un jour à ne pas m'endormir en mode "je boude" façon mec déçu
ne pas réussir à ne pas me comparer à tes ex
ne pas pouvoir supporter ton pessimisme
ne pas supporter ce yoyo qui fait que, à cause de toi, je peux très bien aller super bien à l'instant t et super mal à t+
2 minutes
qu'au delà de bien rire ensemble, il n'y ait rien
de ne rien avoir à te dire
de te voir couper les ponts avec moi comme tu as l'air de le faire si bien
d'être trop accro à toi et d'en prendre plein la gueule
ton manque de confiance en toi
de la façon dont tu as réussi à me rendre dingue de toi en 3 semaines
d'avoir toujours peur quand tu revois un(e) ex
de me poser toujours la question de savoir si un jour j'arriverai à te comprendre et à te connaître vraiment
de me demander si tu es sincère ou si tu as besoin de moi juste pour l'oublier et passer à autre chose
que tu vives dans l'illusion de m'aimer
d'être déçue

Je sais que cette liste est surement nulle et qu'en fait elle reflète mes propres craintes, mais le principe de la dissert merdique, c'est de dire ce que l'on pense sans penser "pourquoi je dis ça".

3) Mais alors comment faire?

Mauvaise nouvelle pour toi... cette partie là je ne peux pas la faire encore...pas suffisamment de courage, d'idées, de créativité, d'envie, de neurones, de force pour me projeter, trop peur d'être déçue je crois.

Alors, on verra...comment les choses évoluent, on va se laisser porter, wait and see, il paraît que c'est la meilleure solution.

Cependant, certaines choses sont garanties, et contrairement à toi, quand je promets, je respecte mes engagements (en général).

Je serai toujours sincère avec toi, j'entends par là que si tu m'énerves, si je me lasse, si j'en ai marre, je te le dirai sans passer par ma page perso.
Je n'ai aucunement l'intention de te faire du mal, aucune envie de briser ton p'tit coeur qui est déjà assez cabossé comme ça.
Je ne cherche pas une façon d'oublier K et de passer à autre chose.
Je ferai tout pour écarter mes craintes.

En conclusion à tout ce blabla totalement inutile et inintéressant, j'ai juste envie de dire que, quoiqu'il arrive je ne regretterai pas d'avoir franchi cette frontière amitié/poptartisation avec toi...

Comme envie de te dire quelque chose.









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Publié dans Pensées sur le vif

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