Mieux vaut tard que jamais
Intéressante, instructive, bouleversante, rassurante.
Voilà comment je qualifie la conversation entre N et S hier soir.
Conversation portant, plus ou moins, sur les différences entre les filles et les mecs, à tous les niveaux.
Comme une fille un peu conne qui a besoin de réfléchir un peu avant de répondre à certaines questions parce que sur le moment, impossible de prendre suffisamment de recul pour se prononcer.
Je reviendrai uniquement sur certains points...
1) Le moment où l'on sait, plus ou moins, que les filles occupent également une place particulière dans sa vie.
Depuis un moment, vu les événements récents, j'essaie de me souvenir si j'ai déjà ressenti un peu plus que de l'amitié pour une fille.
Hier soir donc, S a mis le doigt sur LA question que je me suis souvent posée par le passé " comment savoir si c'était plus que de l'admiration, plus qu'un coup de coeur, qu'une comparaison?"
Voilà, c'est à peu près cette question que je me suis souvent posée, plus jeune...
Question à laquelle je répondais que, oui, ça devait être une sorte d'admiration, quoi d'autre? Pourtant, maintenant, quand j'y prête de nouveau attention, quand je reprends au cas par cas, je me dis que non ce ne pouvait pas être QUE ça.
Bien sûr, j'ai déjà apprécié une fille juste parce que je l'admirais. Bien sûr... mais pas que...
Oui, avant, c'est déjà arrivé que je pense souvent à une fille, que je fasse attention à ces faits et gestes, que je sois "jalouse" si par malheur (^^) elle avait quelqu'un. Mais, ces "sentiments" s'atténuaient, relativement facilement, au fil du temps, parce que..parce que dans ma tête je ne pouvais pas aimer une fille, vouloir être avec elle, me projeter avec elle. C'était impossible. Non pas que je n'acceptais pas chez les autres mais bon chez moi hein...fallait pas pousser quand même^^
Bref, tout ça pour dire, que cette "attirance" n'est pas récente. Que les choses actuelles ne sont en fait que la mise en pratique de ce que je pouvais ressentir inconsciemment, avant.
Par exemple, pour N, avant d'en arriver à ça, je la considérais comme une personne que j'admirais vraiment pour ce qu'elle était. Parce que je la trouvais (et trouve toujours) intelligente, talentueuse, rigolote. D'ailleurs, avec K, quand on parlait d'elle, il me disait toujours que je l'admirais TROP (alalala les mecs sont cons;-)) Je crois qu'en fait, au fond de moi, j'ai été attirée par elle, inconsciemment mais que, parce que ça n'était pas possible, parce que mon dieu, j'étais maqué. Bref.
A mon avis, quand on est G/L/B, on le sait toujours plus ou moins. On ne le découvre pas un jour en se levant à 20 ans. C'est juste qu'on s'interdit de l'être, parce qu'on a peur de se l'avouer et de vivre des choses qui nous sont présentées comme "contre nature".
Donc, rassurez vous, ça ne s'attrape pas.
2) Les sensations.
Plus de partage, plus d'envies, plus de tendresse, plus de complicité, plus d'amour(?)...
Jugement certainement loin d'être objectif. Mais, indéniable, la subtilité féminine l'emporte.
3) Les parents, les proches et les autres
Les parents, ça les achève...normal j'ai envie de dire...parce que bon c'est sur nous que repose l'image de la famille. Oui oui, nous sommes censés faire vivre la famille....dans les générations à venir, la famille ce sera nous. Et vous savez bien qu'une famille c'est un papa une maman et des enfants. Comprenez donc qu'un mec avec un mec et des enfants ça sonne moins bien....^^
Bref, on ne peut pas leur reprocher d'être, en quelque sorte, déçus. On réagirait peut être de la même façon...va savoir.
Normal donc que les parents soient "réticents", qu'ils ne préfèrent pas avoir des enfants G/L/B.
Le temps arrange les choses.
Les proches: amis par exemple.
Eux, ont le droit d'être surpris. Bien sûr et heureusement d'ailleurs. Par contre, les amis ont-ils le droit de dire "ok mais je ne veux rien savoir"? (pure question rhétorique).
Heureusement, il y en a qui sont heureux pour toi, qui disent que même si tu étais raide dingue d'un zèbre ils te soutiendraient quand même.
Les autres, les autres, on s'en tape^^
4) Sujet hors conversation mais intéressant quand même: l'avenir.
Une des choses les plus difficiles est certainement de changer sa vision de l'avenir. Parce que depuis qu'on est petit, on nous apprend à imaginer notre vie avec un garçon pour une fille et une fille pour un garçon.
Alors, quand notre petit inconscient met fin au refoulement...attention....tout s'écroule^^
Comment se projeter avec une personne du même sexe alors que jusque maintenant...?
La réponse est assez claire, pour moi.
Pour une fois...
Au fond, ça ne change pas grand chose, puisque le rêve de tout le monde est de vivre avec une personne que l'on aime.
Voilà. Tout est dit.
Je n'ai aucun problème à imaginer ma vie, ma vraie vie avec une fille.
Ce ne sont pas mes doutes qui seront à gérer mais les jugements des autres.
Voilà j'ai conscience de l'inutilité de cet article mais par principe je ne supprime rien....