Vieillir oui...mais bien...!
J'ai peur de la mort. Ce n'est pas nouveau. J'ai peur depuis que j'ai, plus ou moins, saisi ce que "mourir" signifiait.
Je me souviens de mes petits rituels de gamine pour protéger ma famille (et moi aussi...) de la mort, des jeux que je faisais pour savoir à quel âge j'allais mourir. Dans ces jeux, mon but était de mourir le plus tard possible, j'envisageais carrément les 100 ans voire plus, ben ouais après tout pourquoi pas?!
Mais récemment, je suis confrontée à ce qu'est la vieillesse. Oh bien sûr, ça fait un moment que je connais "la vieillesse"...mais jusqu'à présent, je n'étais pas directement touchée par les atrocités de celle-ci.
J'avais un papy et une mamy tout ce qu'il y a de plus "normal" voire "parfait". Un papy bricoleur, jardinier, rigolo, pédagogue...enfin le papy par excellence et une mamy couturière, mamy gateau, mamy géniale. Tout allait bien. Et, après tout c'était normal que tout aille bien...parce que pour moi, ce sont bien plus que des grands parents, parce que j'ai vécu avec eux, plus que des vacances, plus que des we ou des séjours à la mer. J'ai vécu 1 an et demi avec eux. Je me réveillais tous les matins chez eux, j'ai appris à lire (enfin amélioré ma lecture) avec eux, j'ai grandi avec eux.
Et là, en ce moment, je perds tout. Parce qu'e EUX ne sont définitivement plus comme avant. Mon papy surtout. Et j'ai mal, au plus profond de moi. Je fais comme si je prenais bien la nouvelle, comme si c'était "normal" que je m'y attendais. Mais non...non...non...je ne le prends pas bien. Parce que mes grands parents étaient un modèle pour moi, un repère stable (le seul de ma vie peut être?!) dans ma vie. Parce que je donnerais surement ma vie pour eux.Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai été projeté quelques années en arrière quand ma mère m'a dit "Papy est à l'hopital, en réanimation, il a une maladie grave on ne sait pas s'il va s'en sortir". Je me souviens de voir mon papy réapprenant le moindre geste de la vie quotidienne, comme avant, mais sans vie dans le regard. Parce que depuis cette année-là, je n'ai jamais retrouvé le papy de mon enfance. Parce que maintenant, mon papy est un homme fragile, qui perd un peu la tête (un peu est ironique bien sûr), qui pleure quand on part, qui, en somme, n'attend qu'une chose, la MORT.
Autre fait relativement important. La mort dans les séries TV...Hier soir, dans The L Word (ouais ouais L comme lesbienne ;-)), le père de Bette est mort, tout vieux, tout réduit, l'ombre de lui-même.
Bref ces deux faits me font donc remettre en cause mes jeux de gamine qui avaient pour but de vivre le plus longtemps possible.
Bien sûr, je souhaite vivre le plus longtemps possible, mais pas à n'importe quelles conditions. Je veux vivre si et seulement si, je suis "bien" c'est à dire pas grabataire, malade, perdue, "folle".
Je veux être cette mamy gateau-bonbon-méga chouette cool... mais pas la mamy vieille moche qui pue.
Je me souviens de mes petits rituels de gamine pour protéger ma famille (et moi aussi...) de la mort, des jeux que je faisais pour savoir à quel âge j'allais mourir. Dans ces jeux, mon but était de mourir le plus tard possible, j'envisageais carrément les 100 ans voire plus, ben ouais après tout pourquoi pas?!
Mais récemment, je suis confrontée à ce qu'est la vieillesse. Oh bien sûr, ça fait un moment que je connais "la vieillesse"...mais jusqu'à présent, je n'étais pas directement touchée par les atrocités de celle-ci.
J'avais un papy et une mamy tout ce qu'il y a de plus "normal" voire "parfait". Un papy bricoleur, jardinier, rigolo, pédagogue...enfin le papy par excellence et une mamy couturière, mamy gateau, mamy géniale. Tout allait bien. Et, après tout c'était normal que tout aille bien...parce que pour moi, ce sont bien plus que des grands parents, parce que j'ai vécu avec eux, plus que des vacances, plus que des we ou des séjours à la mer. J'ai vécu 1 an et demi avec eux. Je me réveillais tous les matins chez eux, j'ai appris à lire (enfin amélioré ma lecture) avec eux, j'ai grandi avec eux.
Et là, en ce moment, je perds tout. Parce qu'e EUX ne sont définitivement plus comme avant. Mon papy surtout. Et j'ai mal, au plus profond de moi. Je fais comme si je prenais bien la nouvelle, comme si c'était "normal" que je m'y attendais. Mais non...non...non...je ne le prends pas bien. Parce que mes grands parents étaient un modèle pour moi, un repère stable (le seul de ma vie peut être?!) dans ma vie. Parce que je donnerais surement ma vie pour eux.Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai été projeté quelques années en arrière quand ma mère m'a dit "Papy est à l'hopital, en réanimation, il a une maladie grave on ne sait pas s'il va s'en sortir". Je me souviens de voir mon papy réapprenant le moindre geste de la vie quotidienne, comme avant, mais sans vie dans le regard. Parce que depuis cette année-là, je n'ai jamais retrouvé le papy de mon enfance. Parce que maintenant, mon papy est un homme fragile, qui perd un peu la tête (un peu est ironique bien sûr), qui pleure quand on part, qui, en somme, n'attend qu'une chose, la MORT.
Autre fait relativement important. La mort dans les séries TV...Hier soir, dans The L Word (ouais ouais L comme lesbienne ;-)), le père de Bette est mort, tout vieux, tout réduit, l'ombre de lui-même.
Bref ces deux faits me font donc remettre en cause mes jeux de gamine qui avaient pour but de vivre le plus longtemps possible.
Bien sûr, je souhaite vivre le plus longtemps possible, mais pas à n'importe quelles conditions. Je veux vivre si et seulement si, je suis "bien" c'est à dire pas grabataire, malade, perdue, "folle".
Je veux être cette mamy gateau-bonbon-méga chouette cool... mais pas la mamy vieille moche qui pue.
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