Sucide moi
Un jour ou l’autre, je pense, que chacun d’entre nous, passe par cette étrange sensation. Une sensation qui nous prend, entièrement, de la tête au pied, comme si, voilà, c’est le moment d’en finir.
Prenons un exemple…
Qui n’a pas, ne serait que pendant 10 secondes, pensé à foncer en voiture dans le mur ou l’arbre en face, ou bien d’aller si vite qu’on ne peut plus prendre le virage ?
Si ça ne vous est pas encore arrivé…mauvaise nouvelle, vous allez sûrement, un jour ou l’autre, être frappé de plein fouet par cette envie, ce besoin. Ce besoin d’en finir.
Pas forcément parce qu’à l’instant t vous êtes malheureux à en crever…mais parce qu’en prenant du recul, vous vous rendez compte que votre vie sera toujours remplied’obstacles et que vous n’avez pas le courage et la force de les surmonter très longtemps ; parce que vous vous résignez….
Sans mettre le mot « suicide » sur cette envie (parce que oui, on ne le fait jamais….) on peut parler de prise de conscience si intense qu’on l’éprouve au plus profond de notre être : on pourrait se rouler par terre, crier de toutes nos forces, courrir à n’en plus pouvoir, pleurer toutes les larmes de son corps….c’est se sentir face à un mur, en quelque sorte (pas qu’au sens figuré ahahaha…).
Personnellement, je me souviens d’un jour, en rentrant de cours, fatiguée, blasée, déprimée pour de multiples raisons. Je roulais, en ligne droite, une route sympa, personne. J’accélérais un peu, puis beaucoup puis, pendant 3 secondes je me suis dit "après tout So continue, tu seras tranquille après…."mais bon, rapidement, dans ces moments, on reprend ces esprits et on se rend compte qu’on tient trop à la vie pour ça.
Bref, pourquoi raconter tout ça ?
Tout simplement, parce que tout à l’heure en rentrant manger, la voiture s’est arrêtée à 3 m de moi en mode « je roule vite et je regarde pas la couleur du feu ». Et, connement, la peur nous paralyse et au lieu de fuir à toute vitesse, on ne bouge pas, on pense beaucoup mais aucune action.
Après cette mésaventure et avoir insulté le mec, je rentre chez moi avec Jeff Buckley dans les oreilles. Et là, je ne sais pas pourquoi, enfin pas totalement, mais j’ai pensé aux suicidés.
Et puis, en ce moment, je relis, entre autre, le magasin des suicides de Teulé.
Il faut quand même être vraiment au bout du rouleau pour trouver le courage de se tuer, et d’abandonner sa famille et ses proches.
Non pas que je ressentes de l’admiration, jamais je ne ferai ça, par principe et par respect mais quand même, c’est une manière de se montrer supérieure à la Vie, au destin.
Les gens, qui, à la rigueur pourraient avoir envie de mourir, ne pourraient pas se tuer eux même, ils seraient tout juste bons à dire « suicide-moi ».
Tout à l’heure donc, en rentrant dans l’immeuble désert, en arrivant dans le couloir des putes, désert, je me suis à comprendre que quelqu’un de célibataire, sans amis, sans rien pour lui faire aimer la vie, pouvait mettre fin à ses jours. Mieux vaut arrêter avant de devenir fou…(ça se discute bien sûr, l’espoir…mais dans l’absolu….).
J’ai pensé aussi à l’après suicide pour la famille.
Personne dans mon entourage n’a réussi (mais tenté oui) à mourir de la sorte. Mais, j’ai une amie, qui a perdu son père comme ça, à 17 ans. Le pire, ça n’est pas, de perdre son père, c’est d’être hanté par la vision de son père…mort….pendu, c’est ne pas comprendre, c’est se sentir responsable.
Bref, le suicide, ça m’intrigue non pas pour le geste pour pour l’étude sociologique. Si vous n’avez rien à faire, ou êtes en mode inactif pendant votre stage, lisez Durkheim.
http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/suicide/suicide_livre2_tdm.html
J’arrête là mon blabla sur le suicide etc.
Edit : précision utile, je ne vais pas me suicider.